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Qu'est-ce qu'un Photographe-Reporter ?

Article publié le 04/02/2019

Le photographe-reporter a pour mission d'informer à travers l’objectif de son appareil photo. Il effectue des reportages sur un lieu, une personnalité ou un évènement. Ce métier requiert de se déplacer en France comme à l’étranger pour suivre l’actualité : conflit armé, manifestations, conférence internationale, paysage tropical… Ce professionnel passe donc la plupart de son temps sur le terrain, et doit être prêt à se rendre là où l’actualité le guidera. 

Ces photos servent à illustrer des articles de presse et permettent d’apporter un complément d’information au lecteur. Une image capte l’attention et permet de voir un évènement ou une situation comme si on y était. Le photographe-reporter est ainsi un journaliste à part entière. À travers ses clichés, les lecteurs peuvent mettre une image sur des mots, être témoin d’un instant t. 

Journaliste, il doit s’intéresser au monde qui l’entoure autant sur le plan politique, culturel et social… Il doit porter son regard sur son environnement, se trouver au bon endroit au bon moment et disposer de connaissances techniques pour que sa photographie puisse refléter au mieux la réalité. Ses compétences techniques autant que son esprit d’investigation, sa réactivité, sa maîtrise de plusieurs langues étrangères dont l’anglais, sa capacité à se former un bon réseau (même à l’international) sont parmi les qualités requises pour exercer ce métier. 

Photo prise par Margaux Gac, étudiante Sup'Média, lors de l'exercice attentat en 2017.

Photographie prise par Margaux Gac, étudiante Sup'Média, lors de l'exercice attentat à l'Espace Malraux, en 2017.

Le plus souvent, ce métier s’exerce en autonomie. Le photoreporter peut ainsi être amené à rédiger des légendes pour ses photographies ou le texte de son reportage. Parfois, il peut travailler en binôme avec un autre journaliste qui se charge de la rédaction du sujet. Après la prise de vue, ce professionnel est aussi en charge de « l’éditing » qui consiste à trier, faire une sélection des meilleurs clichés et procéder à des retouches d’images : couleurs, lumière…

Freelance, il doit réussir à vendre ses clichés à une rédaction ou une agence de presse. Il peut aussi être engagé à la pige par des journaux (papier ou en ligne) ; ou salarié par des agences de presse généralistes (Agence France Presse, Reuters, Sipa) ou bien spécialisées dans un thème spécifique (Vandystadt pour le sport, …).

Avec le besoin de plus en plus important de contenu vidéo pour la télévision ou sur internet, la prise de vue vidéo devient également une part considérable du travail dans le domaine du photojournalisme. 

La plus-value du mastère Sup'Média

Le mastère Audiovisuel - Information et Documentaire forme ses étudiants aux métiers du journalisme et de l’audiovisuel. En fin de cursus, ils maitrisent aussi bien la rédaction, la photographie, la prise de son et la captation vidéo. Durant leur formation, les étudiants disposent d’un pack caméra pour se rendre sur le terrain en toute autonomie. Afin de leur permettre de communiquer avec les autres dans les meilleurs conditions, même à l’étranger, plusieurs cours sont donnés en langue anglaise.

La formation est dispensée par des professionnels issus des secteurs de la presse, de la radio, de la télévision et de la production. En activité, ils partagent leur expérience et leurs méthodes pour que les futurs journalistes reporter d’images soient aptes à exercer leur métier dès l’obtention de leur diplôme. 

Les périodes de stages obligatoires et les projets que les étudiants effectuent en immersion sur le terrain constituent des expériences en conditions réelles qui les préparent à leur métier. 

Une journée type ?

Jean-Baptiste Rabouan, photographe-reporter et intervenant auprès de nos étudiants Sup’Média nous explique : 

Pour un reporter, il y a deux types de journées : au bureau et en reportage. Lorsque je ne suis pas sur le terrain, ma journée commence tôt le matin soit avec un travail d’écriture pour un projet en cours, soit avec un travail de laboratoire photo pour une expo mais toujours quelque chose de créatif. Puis il y a les infos que je lis dans la presse quotidienne et hebdo ainsi que la radio, le plus souvent la BBC ainsi que France Culture et France Info. La matinée se termine avec le travail administratif et commercial. L’après-midi est essentiellement consacrée à la documentation et/ou préparation des projets en cours ainsi qu’à la post-production des images. Jean-Baptiste Rabouan

À quel salaire moyen ce professionnel peut-il prétendre ?

Salarié d’une rédaction, le photoreporter peut prétendre à un salaire mensuel de 1500 € à 3000 € brut. 

Freelance, son salaire dépend de son travail et du nombre de photographies qu’il réussit à vendre. La rareté d’un cliché, la vente d’un « scoop » ou la notoriété du photographe peut faire grimper le montant perçu. 

Et les perspectives d'évolution dans tout ça ?

Le photoreporter peut devenir responsable d’un service photo en agence. À ce poste, il commande les reportages et sélectionne les meilleures photographies reçues. 

Quel avenir pour le photoreportage ?

Avec les nouvelles technologies, le schéma économique du métier connaît une révolution sans précédent. Ceux de ma génération sont souvent dépassés par le monde virtuel mais notre expérience est un atout essentiel pour les jeunes qui sont nés avec internet. Et puis, à l’opposé, il y a la montée en puissance de la photographie de reportage dans le monde de l’art. C’est un phénomène important qui donne une place d’honneur dans les musées et les galeries à la photographie traditionnelle. Jean-Baptiste Rabouan, photographe-reporter et intervenant Sup’Média

À retenir 

  • La carrière du photographe-reporter s’effectue principalement sur le terrain. Il doit se trouver au bon endroit au bon moment et être capable de figer l’instant sur ces clichés
  • Passionné et curieux, il s’intéresse à la société et à l’actualité. 
  • Pour devenir photographe-reporter, il faut être réactif, autonome, persévérant, faire preuve d’initiative et être prêt à prendre des risques afin d’être présent sur tous les fronts.
Intéressé(e) par ce métier ? Découvrez la formation Sup'Média

Sources : onisep.fr / studyrama.com / iscpa-ecoles.com 
et notre interview de Jean-Baptiste Rabouan.

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